UdPPC AUVERGNE
question n°48

Quel point commun entre les difficultés de l’ascension de l’Everest et celles des plongeurs dans les grandes profondeurs ?

dimanche 25 décembre 2005

Quel point commun entre les difficultés de l’ascension de l’Everest et celles des plongeurs dans les grandes profondeurs ?
Notre corps est sensible à la pression.

A la piscine, qu’arrive-t-il à un ballon gonflé en surface quand on l’emmène au fond ? Son volume diminue, il est flasque, comme s’il était dégonflé. En fait, la pression a comprimé l’air du ballon qui occupe alors un volume moindre. A la remontée, la pression diminue, l’air du ballon se détend et le ballon retrouve son volume initial une fois arrivé à la surface. Au fur et à mesure de la descente, la pression augmente. Mais celle-ci n’a de répercussions que sur les parties du corps qui contiennent de l’air. Notre corps est constitué d’environ 65% d’eau, incompressible, les parties corporelles qui en sont intégralement composées, sont parfaitement insensibles à l’augmentation de pression. Par contre, les autres, c’est-à-dire : les poumons, les sinus, la trompe d’ Eustache, l’oreille moyenne et même une toute petite quantité d’air infiltrée à l’intérieur d’une dent, peuvent être susceptibles de causer des douleurs importantes car elles seront soumises à des actions mécaniques importantes du même type que celles subies par le ballon.
L’autre problème est que nous ne pouvons respirer l’oxygène que dans une gamme de pressions partielles limitée.
Dans l’air il y a approximativement 80% d’azote et 20% d’oxygène. A la pression atmosphérique il règne environ 1 bar. La part de pression due à l’oxygène est proportionnelle à sa concentration dans l’air : il participe donc pour 20% à la pression atmosphérique. On dit que à la pression atmosphérique, la "pression partielle" de l’azote dans l’air est de 0,2 bar.
Dans l’eau, à une profondeur de 20 m, il règne une pression absolue de 3 bar, la pression partielle d’oxygène dans le détendeur d’un plongeur sera donc 3 × 20% = 0,6 bar.

Tous ceux qui ont eu la chance de gravir des hauts sommets savent combien l’effort est pénible au dessus de 3000 mètres. Les jambes paraissent lourdes et le souffle manque vite.
Quelle que soit l’altitude à laquelle nous nous trouvons, l’oxygène représente toujours près de 20% des gaz présents dans l’air. Comme l’air se raréfie avec l’altitude, la quantité d’oxygène disponible diminue. Par rapport au niveau de la mer, au sommet de l’Everest les pressions de l’air et la pression partielle de l’oxygène sont divisées par trois.
La pression partielle d’oxygène à la pression atmosphérique est 0,2 bar (normoxie)
- lorsque la pression partielle d’oxygène est inférieure à 0,17 bars c’est 1’anoxie* génératrice de syncope,
- entre 0,17 et 0,2 bars, c’est l’hypoxie : la quantité d’oxygène délivrée aux tissus est insuffisante par rapport aux besoins cellulaires. C’est ce qui arrive sur les hauts sommets.
- pour des pressions partielles supérieures à 1,6 bars, c’est l’hyperoxie et l’oxygène devient toxique pour le plongeur. Quand on plonge à l’air (avec bouteille), cette valeur critique est atteinte à la profondeur de 70 m.

Et pourtant malgré tout cela, le corps de certains hommes est capable de s’adapter pour plonger en apnée jusqu’à plus de 100m de profondeur, respirer d’étonnants mélanges gazeux pour des plongées avec bouteilles ou pour gravir l’Everest sans équipement respiratoire !


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Question n°48

19 décembre 2005
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